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15 octobre 2013 2 15 /10 /octobre /2013 17:39

 

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Federico, un astre resplendissant, un être comblé de tous les dons, adulé et dont la vie semblait  n'être qu'une suite de succès.

Le plus brillant, le plus éclatant, le poète de la lumière, le chantre solaire d'une réalité poétique. Il a chanté la splendeur des apparences, les odeurs de la terre sèche de son Andalousie natale, ses brûlantes rumeurs, le parfum du jasmin, des tubéreuses. Il s'est fait l'artisan de sa légende, du chant profond des gitans.

En 1927, à la fin d'une conférencele public, délirant, lui lança des vestes et des mouchoirs comme à un torero .

 " Nous le suivions tous, parce qu'il était la fête " dit Pedro Salinas

Il avait la grâce ,"el duende", quelque chose de magique émanait de lui.

Célébré, adulé, il était sans arrogance, sans orgueil, généreux, chaleureux.

La joie, il ne la feint pas mais elle est parfois le fruit d'une ascèse délibérée

"Sois joyeux; c'est une nécessité, un devoir "

 Federico García Lorca, plus connu et le plus méconnu des poètes de sa génération. 

 Sous sa lumière un fond sombre; une méfiance envers la vie, une méditation sur l'irrémédiable, la présence de la mort, le ressassement  d'une peine secrète ,une fascination morbide qui l'entraîne au plus profond de ses abîmes jusqu'au moment où elle entraîne la réaction salvatrice qui le ramène à la surface rassurante où brillent à nouveau le soleil, les êtres et les choses

Federico, un être secret :

 "Il faut veiller constamment à ce que ton état  d'âme ne passe pas  dans ta poésie car  elle te jouerait le mauvais tour de révéler ce que tu as de plus pur aux regards de ceux qui ne doivent jamais le voir " écrit –il en 1928 à son ami Jorge Zalamea  


                                         images-2-copie-2.jpg

 

 L'œuvre de Lorca

Le jour où il fut arrêté, la plus grande partie de son œuvre était dispersée dans des revues des classeurs ou inachevée. Il ne pensait pas à publier ses œuvres complètes.

Pendant les 20 années qui suivirent sa mort, sous le régime franquiste, le nom du poète demeura tabou, son œuvre interdite.

 A partir de 1953, le Caudillo lui -même autorisa la publication de ses œuvres, soi – disant  complètes, mais largement censurées. Ce n'est qu'à partir de 1973 qu'il fut possible de parler librement de lui en Espagne. Depuis que les chercheurs ont eu accès aux dossiers, aux papiers, aux brouillons laissés par l'écrivain, son œuvre ne cesse de s'enrichir de textes.

On connaît aujourd'hui les circonstances de sa mort mais on ignore beaucoup de choses de sa vie privée; sa famille et ses amis se sont montrés très réticents lorsqu'il s'est agi d'admettre l'homosexualité du poète et plus encore d'en parler.

D' ailleurs lui–même, fort jaloux de son intimité, a toujours fait preuve d'une discrétion exemplaire; si l'homme public nous est familier car il était fort célèbre de son vivant et la presse couvrait alors largement ses faits et gestes, que savons- nous  de l'homme qu'il fut ?

                                                 Firma_de_Federico_Garci-a_Lorca.png

 


                                                                                                     Lire la siute 

 

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commentaires

C
Chère Madame, je viens d'assister à votre conférence sur LORCA au centre Jean Dame, j'ai apprécié votre prestation (je n'ai pas vu le temps passé) et vous remercie pour ce blog en partage.
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J
<br /> <br /> Merci de votre message<br /> <br /> <br /> Bien cordialement .<br /> <br /> <br /> J. Baldran<br /> <br /> <br /> Je vous donne mon adresse mail<br /> <br /> <br /> matilda.j@orange.fr <br /> <br /> <br /> <br />

Jacqueline Baldran Maître de conférences. Paris IV
 

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